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UN SCIENTIFIQUE DÉCOUVRE QU'IL EST PSYCHOPATHE

02/12/2013

 

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INSOLITE : UN SCIENTIFIQUE DÉCOUVRE QU'IL EST PSYCHOPATHE

Topsante - Lundi 25 novembre, 16h00
 
(iStockPhoto)

En étudiant les scans de son cerveau, un spécialiste américain de neurosciences a découvert que les zones de l'empathie, de la moralité et du self-contrôle étaient inactives. Ce qui aurait dû faire de lui un psychopathe.

James Fallon, professeur de psychiatrie et de comportement humain à l'Université de Californie, a vécu les 58 premières années de sa vie en pensant qu'il était un Américain moyen, bien adapté à la vie sociale, à la carrière d'universitaire brillante, mari et père comblé. Lorsqu'un jour de 2005, alors qu'il étudiait les images d'IRM de différents cerveaux dans le cadre d'un projet de recherche sur les tueurs en série, il a été amené à s'interroger sur sa propre identité.

« Ce jour-là, j'ai été amené à étudier des dizaines de scans de cerveaux humains : des scans de meurtriers, de schizophrènes, de personnes dépressives mais aussi de cerveaux normaux » a-t-il raconté au magazine américain Smithsonian. Or, parmi ces images de cerveaux « normaux », il y avait le sien puisqu'il avait participé peu de temps auparavant à une étude sur la maladie d'Alzheimer.

C'est comment un cerveau de psychopathe ?

Passant en revue ces images, il s'est attardé sur l'une d'entre elle, qui montrait une faible activité dans les parties du cerveau responsables de l'empathie , de la moralité et de la maîtrise de soi : des caractéristiques souvent liées à un comportement criminel. C'est en cherchant à découvrir qui se cachait derrière cette image qu'il a découvert que ce cerveau n'était autre que le sien ! Une expérience proprement troublante qu'il vient de raconter dans un livre publié aux Etats-Unis et intitulé « Le psychopathe intérieur ».

“Comme je n'avais jamais ni tué ni violé qui que ce soit, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est que mon hypothèse de recherche était fausse et que ces zones du cerveau n'étaient pas le reflet de la psychopathie ou du comportement meurtrier". Mais en poursuivant ces recherches, certaines pièces du puzzle se sont mises en place.

En remontant dans son arbre généalogique, James Fallon a découvert qu'il serait lié à 7 meurtriers présumés. « Je pense que nous avons en commun des gènes à risque élevé d'agression , de violence et faible empathie mais avec des variations génétiques. Ainsi, je suis quelqu'un qui aime la compétition et je suis capable de faire des choses bizarres qui énervent les gens. Mais ce gène de l'agression est sublimé. « Sans doute parce que j'ai été élevé par des parents très aimants et qu'à mon tour j'ai construit un couple et une famille aimants » affirme-t-il dans son livre, en avouant qu'en bon scientifique qu'il est, il a eu du mal à reconnaître que la génétique ne fait pas tout.

 

Commentaire du veilleur responsable de la présente publication Gérard Wéry :

Ce qui ne met bien entendu pas en cause l'intérêt des neurosciences, et permet simplement de relativiser. Intéressant également de constater que quand une croyance est mise en cause par un constat objectif, l'esprit humain cherche le moyen de trouver une explication "rationnelle" qui conforte la croyance....

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