Logo association : « Psy en Mouvement », Fédération des professionnels de la psychothérapie et de la psy-diversité

Fédération des professionnels
de la psychothérapie
et de la psy-diversité

Actualités

ARTICLES DE VEILLE
Pour information aux lecteurs : les articles diffusés dans cette rubrique ne sont pas nécessairement l'expression de la position de Psy en Mouvement, mais des sujets de discussions, de réflexions entre collègues membres de la Fédération. Les commentaires ne sont accessibles qu'aux adhérents. Pour lire les commentaires et poster votre avis, rendez-vous sur la page “Adhésion”.

zoothérapie

17/05/2014

Pour information aux lecteurs : les articles diffusés dans cette rubrique ne sont pas nécessairement l'expression de la position de PsY en mouvement, mais des sujets de discussions, de réflexions entre collègues membres de la Fédération. Les commentaires ne sont accessibles qu'aux adhérents. Pour lire les commentaires et poster votre avis, rendez vous à la page : "devenir membre" du site. (sur votre droite =>)

Passeportsanté.net jeudi 15/05/2014

La zoothérapie diffère de ce que l'on appelle les activités assistées par l’animal (AAA) qui sont plutôt destinées à motiver, éduquer ou divertir des personnes. Contrairement à la zoothérapie, les AAA, pratiquées dans divers contextes (thérapeutique, scolaire, carcéral ou autre), n’ont pas de visées spécifiquement thérapeutiques, même si elles sont bénéfiques pour la santé. Bien que certains intervenants en AAA soient des professionnels de la santé, ce n’est pas une qualification essentielle, comme c’est le cas en zoothérapie.

Le fait d'avoir un animal domestique n'est pas à proprement parler de la zoothérapie. Nous en traitons tout de même dans cette fiche puisque de nombreuses études ont démontré les bienfaits que cela peut avoir sur la santé : réduction du stress, meilleure récupération postopératoire, diminution de la pression artérielle, perception plus optimiste de la vie, meilleure socialisation, etc.

Un titre non réservé

Comme le titre de zoothérapeute n’est ni protégé ni reconnu légalement, il peut être difficile de distinguer les zoothérapeutes des autres types d’intervenants en activités assistées par l’animal. On reconnaît généralement que le zoothérapeute devrait avoir au départ une formation dans le domaine de la santé ou de la relation d’aide (soins infirmiers, médecine, physiothérapie, rééducation fonctionnelle, ergothérapie, massothérapie, psychologie, psychiatrie, orthophonie, travail social, etc.). Il devrait en plus posséder une spécialisation lui permettant d’intervenir par l’intermédiaire des animaux. Pour leur part, les intervenants en AAA (souvent bénévoles) ne sont habituellement pas formés en zoothérapie, tandis que les « zooanimateurs » possèdent une formation en comportement animal, sans être des professionnels de la santé.

D’hier à aujourd’hui

Les premiers écrits2 sur l’usage thérapeutique des bêtes indiquent qu’on se servait des animaux de la ferme en traitements complémentaires chez les patients souffrant de troubles psychiatriques. Toutefois, ce sont les infirmières qui ont implanté la pratique en milieu hospitalier. Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fut l’une des pionnières dans l’emploi d'animaux pour améliorer la qualité de vie des patients. Durant la guerre de Crimée (1854-1856), elle gardait une tortue à l’hôpital parce qu’elle savait, pour avoir observé le comportement des animaux depuis sa tendre enfance, que ceux-ci avaient le pouvoir de réconforter les gens et de diminuer leur anxiété.

Sa contribution a été reconnue par le psychiatre américain Boris M. Levinson, que l’on considère comme le père de la zoothérapie. Au cours des années 1950, il fut l’un des premiers à rapporter le bien-fondé de l’utilisation d’animaux de compagnie dans le traitement des troubles psychiatriques. De nos jours, la zoothérapie ainsi que les activités incluant la présence d’un animal se retrouvent dans une variété de cadres thérapeutiques.

Le « pouvoir » de l'animal

Selon plusieurs chercheurs, le pouvoir thérapeutique de la zoothérapie découlerait de la relation humain-animal qui contribue à augmenter l’estime de soi et à combler une part de nos besoins psychologiques et émotionnels, comme ceux de se sentir aimé « inconditionnellement », de se sentir utile, d’avoir un lien avec la nature, etc.

Étant donné la sympathie spontanée qu’éprouvent bon nombre de personnes envers les animaux, on considère que leur présence est un important facteur de réduction du stress, un soutien moral pour surmonter un moment difficile (comme un deuil), ainsi qu’un moyen de sortir de l’isolement et de communiquer ses émotions.

On croit aussi que la présence de l’animal a un effet catalyseur3 qui peut contribuer à modifier le comportement de l’individu et servir d’instrument de projection. Par exemple, dans le cadre d’une psychothérapie, il se peut qu’une personne qui perçoit de la tristesse ou de la colère dans le regard de l’animal projette en réalité son propre sentiment intérieur sur celui-ci.

Chien, cheval, chat, mouffette, poisson...

En zoothérapie, on utilise très souvent le chien à cause de sa nature obéissante, de la facilité à le transporter et à l’entraîner, et aussi parce qu’en général, les gens ont de la sympathie pour cet animal. Toutefois, on peut tout aussi bien utiliser un poisson rouge qu’un chat, des animaux de la ferme (vache, cochon, etc.) ou une tortue! Selon le besoin du zoothérapeute, certains animaux apprennent à exécuter des mouvements particuliers ou à répondre à des commandes spécifiques.

Un animal de compagnie bon pour la santé

Il semble que le seul fait d’être en contact avec un animal ou même de simplement observer un poisson rouge dans son aquarium ait un effet apaisant et réconfortant. Cela se répercuterait à la fois sur la santé physique et mentale. Plusieurs études font état des divers bénéfices rattachés à la présence d’un animal domestique4-11. On a entre autres noté des effets positifs sur le système cardiovasculaire, une réduction du stress, de la pression artérielle et du rythme cardiaque et une amélioration de l’humeur. Ainsi, beaucoup de personnes souffrant de dépression, juste à l’idée d’imaginer qu’elles vont voir leur animal préféré, s’en trouvent revigorées8,9. Les résultats d’une étude sur l’impact sociologique d’un animal de compagnie en contexte familial démontrent que l’animal rapproche les membres de la famille10. Une autre étude11 montre que la présence d’un animal peut être un stimulant efficace pour garder la forme physique, réduire l’anxiété et les états dépressifs, et améliorer ses capacités de concentration.

Instinct de protection, hasard ou spiritualité?

Il existe d’innombrables histoires d’animaux, apprivoisés ou sauvages, - du chien au gorille, de la mouette à l’éléphant -, qui ont retrouvé des gens et même sauvé des vies sans que l’on puisse expliquer ce qui les y a poussés. On parle du prolongement de l’instinct de survie, d’une affection inaltérable pour leur « maître » et même de quelque chose qui pourrait se rapprocher de la spiritualité.

L’équipe du Dr Aaron H. Katcher de l'University of Pennsylvania School of Veterinary Medicine a observé que 98 % des propriétaires de chiens parlent à leur animal de compagnie, que 75 % pensent qu’il est sensible à leur humeur et à leurs émotions, et que 28 % se confient à lui. Plusieurs chercheurs croient que les bénéfices que ces personnes en retirent ne sont pas très éloignés de ceux obtenus par la prière. Dans un cas comme dans l’autre, il semble que la personne ressente l’intimité et la chaleur d’un contact, et se sente « entendue et reçue »

Commentaire de la veilleuse Corine Chandanson: Pour aller un peu plus loin, en écho à l'article publié par Béatrice Gautier "Amour dans l'anthropocène"

UNIVERSITÉ
D’ÉTÉ
2019
En savoir

ACTUALITÉS

Entretien avec Isabelle Broué. Message complet ....

Lire la suite >

Intervenant UE 2019 - mardi 27 août après-midi
Une approche de l’amour à travers nos mouvements transférentiels.Frédérique Glénat, psychanalyste, viendra...

Lire la suite >

Intervenant UE 2019 - mardi 27 août
Allons découvrir les « 7 niveaux de la relation amoureuse »
avec Dominique Bouilly et Nathalie...

Lire la suite >

Programme UE 2019
Bonjour à toutes et tous,
Nous avons le plaisir de vous communiquer le programme définitif de notre UE...

Lire la suite >

Intervenants UE 2019 - lundi 26 août
Nous découvrirons ensemble le film d’Isabelle Broué, "Lutine".
Entre fiction et réalité, les personnages du...

Lire la suite >

Intervenants UE 2019
Nous aurons la joie de commencer notre UE, *
dès le samedi 24 août au soir, 
par un atelier co-animé par...

Lire la suite >

Groupes de pairs Drôme - Ardèche
Groupe de pairs Drôme/Ardèche

Lire la suite >

PAIRS groupe région Rhône/Alpes
Le groupe de PAIRS région Rhône/Alpes se réunit à Siccieu en Isère.
 

Lire la suite >

Psy en Mouvement: nouveau visage
Cher(e)s adhérent(e)s,
C’est avec plaisir que nous vous informons de la mise en ligne du tout nouveau site de...

Lire la suite >

Les TOC. Un article de notre confrère Henri Pierre BRU
A propos des Troubles obsessionnels compulsifs (TOC):
Je vous propose de lister les éléments à la base du TOC...

Lire la suite >