Logo association : « Psy en Mouvement », Fédération des professionnels francophones de la psychothérapie dans la psy-diversité

Fédération des professionnels francophones
de la psychothérapie dans la psy-diversité

Actualités

ARTICLES DE VEILLE
Pour information aux lecteurs : les articles diffusés dans cette rubrique ne sont pas nécessairement l'expression de la position de Psy en Mouvement, mais des sujets de discussions, de réflexions entre collègues membres de la Fédération. Les commentaires ne sont accessibles qu'aux adhérents. Pour lire les commentaires et poster votre avis, rendez-vous sur la page “Adhésion”.

Une BD qui change notre regard sur l'autisme.

18/10/2016

Pour information aux lecteurs : les articles diffusés dans cette rubrique ne sont pas nécessairement l'expression de la position de PsY en mouvement, mais des sujets de discussions, de réflexions entre collègues membres de la Fédération. Les commentaires ne sont accessibles qu'aux adhérents. Pour lire les commentaires et poster votre avis, rendez vous à la page : "devenir membre"

 

Une BD qui change notre regard sur l’autisme, l’Express, 21/09/2016

La différence invisible


Jolie trentenaire, les cheveux bruns, qui vit en couple et travaille. Julie est une jeune femme comme les autres. En apparence. Pourtant, dans la pièce où des convives prennent joyeusement l’apéro, elle est en train de vivre une torture…. invisible aux yeux d’autrui. La musique d’ambiance lui martèle les tympans à coups de massue, les conversations sont des autoroutes à grande vitesse sur lesquelles elle n’a aucune chance de pouvoir s’insérer. Sur le bout de canapé où elle essaye de tenir le coup, elle s’efface petit à petit de la case en noir et blanc. Jusqu’à disparaître complètement.
Julie Dachez est autiste asperger, mais elle n’a été diagnostiquée qu’à l’âge de 27 ans. Elle raconte son parcours de vie dans un album prenant, touchant, qu’on lit d’une traite avant d’avoir envie de le prêter à tout notre entourage. Si l’autisme est un état de fait, le comportement des autres, lui, a besoin d’évoluer. Surtout en France, où ce syndrome est encore source de malentendus et d’une très mauvaise prise en charge, scolaire en particulier. Cet album est un témoignage autant qu’un appel à la prise de conscience. Pour une meilleure compréhension de ce qu’est l’autisme, moins de préjugés et plus de tolérance.
Car vu de l’extérieur, Julie ne fait pas d’efforts. Sa DRH, ses collègues de bureau, son médecin généraliste, la dénigrent carrément.
« – Ouais, en fait, ce que tu me racontes sur ta vie ça concerne un peu tout le monde.
– Mais non ! Tu dirais à une personne asthmatique : bah moi aussi, quand je cours je suis essoufflée ? Non ! Ben tu vois, c’est pas pareil. »
Voilà 174 pages dans les baskets de Julie. Elles sont rouges, et viennent ponctuer une illustration noir et blanc qui mue en couleurs au fur et à mesure que la jeune femme découvre la réponse à ses questions de toujours. Le diagnostic est là, et avec lui, une délivrance. Son visage s’éclaire. Le doute fait petit à petit place à la confiance en soi, la culpabilité peut enfin délester un sac à dos déjà chargé de difficultés au quotidien. Elle sait enfin qui elle est, et apprend à respecter ses besoins, à s’autoriser être celle qu’elle est. Bref, à s’aimer.
L’adaptation du scénario et les illustrations sont signées Mademoiselle Caroline, qui est la libraire de Julie dans l’album et dans la vraie vie (Le Mariage pour les Nuls, Enceinte !, Touriste). Elle utilise d’habiles idées graphiques pour communiquer le vécu de Julie en jouant sur la mise en page, les typographies ou les couleurs qui mettent en avant certains éléments comme les bruits. Tout en prenant soin d’apporter des détails décoratifs avec des jolis motifs.
Après Ce n’est pas toi que j’attendais, de Fabien Toulmé qui raconte la naissance de sa petite fille porteuse de trisomie 21, Delcourt édite un nouveau roman graphique autobiographique qui vaut le détour. Et un bon support pour parler de l’autisme autrement, auprès de tous les publics. Afin de rendre visible l’invisible.
 Julie tient un blog, qui raconte le « combat d’une aspi-rante au bonheur » (http://emoiemoietmoi.over-blog.com/)
 La Différence invisible, Julie Dachez et Mademoiselle Caroline, 195 pages 22.95 euros, chez Delcourt.

 

 Commentaire du veilleur responsable de la présente publication Pascal Caro :

Notre collègue et ami Stéphane Guillemare, présent à la dernière U.E. et qui intègre la Veille PeM, partage avec nous cet article. La BD dans tous ces états.

Commentaires des adhérents

Pour accéder aux commentaires de cette actualité : Connectez-vous !